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Qualité de l’air, bruit, rejets… Port de Casablanca : L’ANP anticipe les risques de pollution

Le port de Casablanca est le plus grand port du Maroc. C’est un port multifonctions principalement tourné vers le commerce. Il s’étend sur 450 hectares, dont 256 hectares de terre-pleins et offre plus de 8 km linéaires de quai. 

Mesures  : L’Agence nationale des ports (ANP) prévoit une évaluation environnementale du port de Casablanca afin de surveiller la qualité de l’air, les niveaux sonores, les rejets liquides et les boues de curage. Cette démarche vise à détecter d’éventuelles sources de pollution et à préserver l’environnement portuaire. L’étude portera notamment sur le suivi de plusieurs polluants atmosphériques, des particules en suspension, du plomb, du cadmium et du benzène, ainsi que sur les niveaux de bruit en période diurne et nocturne. Elle prévoit également l’analyse des échantillons de rejets liquides et des échantillons de boues de curage. Les résultats seront analysés et comparés aux normes en vigueur, afin d’évaluer la conformité des différents paramètres et d’identifier, le cas échéant, les mesures à prendre et préserver l’environnement du port..

L’Agence nationale des ports (ANP) s’attelle sur la qualité de l’air, du niveau de bruit, des rejets liquides et des boues de curage au port de Casablanca. «Afin de prévoir des actions et des mesures visant la préservation de l’environnement portuaire et la lutte contre toute pollution susceptible de porter atteinte à l’environnement ou aux installations riveraines, la direction régionale du port de Casablanca s’est inscrite dans une politique anticipative pour détecter et suivre toute éventuelle pollution ou nuisance provenant de ses activités, et ce à travers la réalisation des campagnes d’analyse de la qualité d’air ambiant, du niveau de bruit, et des rejets liquides au port de Casablanca. Le port de Casablanca est le plus grand port du Maroc. C’est un port multifonctions principalement tourné vers le commerce. Il s’étend sur 450 hectares, dont 256 hectares de terre-pleins et offre plus de 8 km linéaires de quai», explique l’Agence précisant que ce port peut accueillir et traiter jusqu’à 40 navires à la fois. «II comprend un port de commerce, un port de pêche, un port de plaisance, ainsi que des installations et des infrastructures pour la mise à flot et à sec des navires dans les chantiers navals.
Il est situé au centre de la côte marocaine atlantique au fond d’une rade très peu abritée entre les pointes rocheuses d’El Hank à l’ouest, et d’Oukacha à l’est. Le port est relié à l’est au boulevard Ben Aïcha et à l’ouest aux boulevards des Almohades et des FAR ; ces artères desservent les cinq portes d’entrée du port de commerce. Les activités du port sont diverses et concernent le traitement des conteneurs, du conventionnel, des vracs solides (céréales, minerais…), du RORO…», tient à rappeler la même source. C’est dans ce sens que le port de Casablanca fera l’objet d’une campagne d’évaluation environnementale portant sur la qualité de l’air, les niveaux sonores ainsi que la qualité des rejets liquides et des boues de curage. Il s’agit de mesurer les différents paramètres, d’analyser les résultats obtenus et de les confronter aux exigences de la réglementation nationale en vigueur.

Un diagnostic portant sur quatre volets

Quatre volets principaux seront pris en considération. Au niveau de la qualité de l’air, le projet portera sur plusieurs zones du port de Casablanca, selon un plan de mesurage défini. Les mesures en air ambiant seront réalisées sur trois points pendant quatre jours, avec un suivi continu des principaux polluants gazeux, notamment le SO₂, le NO₂, le CO et l’O₃, ainsi que des paramètres météorologiques. Cette démarche comprendra également la mesure des matières en suspension (MPS) sur trois points pendant quatre jours, l’analyse du cadmium et du plomb présents dans les poussières sur la même période, ainsi que la mesure de la concentration en benzène (C₆H₆) sur trois points à travers un prélèvement passif d’une journée. Les points de mesure seront déterminés conjointement avec le maître d’ouvrage, sur la base d’arguments techniques proposés par le prestataire.

Les résultats feront ensuite l’objet d’un traitement, d’une interprétation et d’une comparaison avec les normes et exigences de la réglementation nationale en vigueur. À défaut de référentiel national applicable, la norme ou réglementation la plus proche sera retenue. Ensuite, un rapport de synthèse sera établi. Pour la partie sonore, ce deuxième volet concerne l’évaluation du bruit aux limites du port. Après validation du plan de mesurage, le prestataire procédera à la calibration du sonomètre à l’aide d’un calibreur acoustique, puis réalisera les mesures à l’aide d’un sonomètre intégrateur. Les relevés seront effectués sur trois points, durant des périodes représentatives de l’activité portuaire, aussi bien en journée que durant la nuit. Les résultats seront analysés et comparés aux exigences de la réglementation nationale en vigueur ou, à défaut, à la norme de référence la plus proche. Un rapport sera également établi.
Concernant les rejets liquides, l’étude prévoit le prélèvement de cinq échantillons au niveau des points de rejets liquides ou de points jugés représentatifs de ces rejets. Les emplacements seront arrêtés en concertation avec le maître d’ouvrage. Les échantillons feront l’objet d’analyses destinées à déterminer les concentrations des différents paramètres prévus dans le cahier des charges. Les résultats seront ensuite interprétés et comparés aux seuils fixés par la réglementation en vigueur afin d’évaluer la conformité des rejets. Pour ce qui est des boues de curage, le projet comprendra le prélèvement de cinq échantillons de boues de curage. Les points de prélèvement seront définis en concertation avec le maître d’ouvrage.
Les échantillons seront analysés afin de déterminer les concentrations des paramètres retenus. Les résultats feront l’objet d’une interprétation et d’une comparaison avec les normes réglementaires applicables, permettant ainsi d’évaluer les caractéristiques et la conformité des boues analysées. L’ensemble des opérations d’échantillonnage et d’analyse devra être réalisé conformément aux méthodes prévues par la réglementation nationale en vigueur. En l’absence de méthode réglementaire applicable, les méthodes correspondant aux normes ou réglementations de référence les plus proches seront retenues.


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