Nations Unies : Le Maroc candidat à un siège non permanent au Conseil de sécurité
La candidature du Maroc à un siège non permanent au Conseil de sécurité de l’ONU pour la période 2028-2029 reflète le poids et la place du Royaume en tant qu’acteur agissant et crédible aux niveaux régional et international.
Diplomatie: Le Royaume est désormais candidat pour occuper un siège non permanent au Conseil de sécurité de l’ONU pour la période 2028-2029. Les détails.
Le Maroc sera un candidat de taille pour occuper un siège non permanent au Conseil de sécurité de l’ONU pour la période 2028-2029. Une candidature qui confirme la place occupée par le Royaume dans la communauté internationale. La candidature du Maroc à un siège non permanent au Conseil de sécurité de l’ONU pour la période 2028-2029 reflète le poids et la place du Royaume en tant qu’acteur agissant et crédible aux niveaux régional et international, a affirmé, vendredi à New York, le ministre des affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita.
Cette candidature trouve son fondement dans «une approche diplomatique ancrée dans une tradition séculaire, portée par la Vision perspicace de Sa Majesté le Roi Mohammed VI sur les grandes problématiques mondiales, ainsi que l’expérience accumulée par le Royaume au fil des siècles», a déclaré M. Bourita à la presse en marge de sa participation, à la tête de la délégation marocaine, à la 81ème session de l’Assemblée générale de l’ONU. Qu’il s’agisse du changement climatique, du développement, de la lutte contre le terrorisme ou des grandes questions régionales, «le Maroc abordera ces problématiques selon une vision claire et bien définie», a poursuivi M. Bourita, précisant que les élections pour les sièges non permanents au Conseil de sécurité auront lieu en juin 2027.
Le ministre a relevé, à cet égard, les différentes initiatives lancées par le Royaume dans plusieurs domaines, estimant que la diplomatie marocaine, sous la conduite de Sa Majesté le Roi, est porteuse d’initiatives diverses aussi bien au niveau régional qu’à l’échelle multilatérale. Dans ce sens, M. Bourita a mentionné l’ouverture de la phase de signature de la Convention africaine sur le désarmement, la démobilisation et la réintégration des enfants soldats, portée par le Royaume du Maroc. Cet instrument juridique a été signé cette semaine par plusieurs pays du continent. Évoquant le Processus des États africains atlantiques (PEAA), M. Bourita a indiqué que la 8ème réunion ministérielle de ce Processus tenue vendredi à New York démontre que cette initiative a gagné en maturité et qu’elle est aujourd’hui davantage appropriée par les pays membres, ce qui en fait une initiative de référence.
Le ministre s’est félicité, dans ce cadre, de l’engagement du Gabon à accueillir dans le cadre du PEAA une réunion consacrée à la pêche dans l’espace atlantique africain, tandis que Cabo Verde devra abriter un atelier réunissant experts et acteurs en matière de sécurité maritime. Le Maroc, pour sa part, abritera la 9ème réunion ministérielle du PEAA, a indiqué M. Bourita. Cette initiative, qui ne cesse de se renforcer, contribue aujourd’hui à faire des passages maritimes un «espace structuré de coopération», à un moment où le monde reste confronté aux tensions géopolitiques et aux conflits impactant le commerce et la navigation maritimes, a-t-il fait valoir.
La 81e session de l’Assemblée générale a également offert au Maroc l’occasion de présenter une initiative axée sur les partenariats public-privé en matière de développement, lors d’une réunion co-organisée avec le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) sous le thème : «Financer l’avenir : partenariats entre acteurs publics et privés pour investir dans le développement».
M. Bourita a également rappelé la co-présidence par le Maroc, aux côtés du secrétaire général de l’ONU et du président de l’Assemblée générale, de la Conférence mondiale sur la lutte contre les discours de haine par la promotion du dialogue interreligieux et interculturel et de la tolérance.
Co-organisée par le Maroc, le Bureau des Nations Unies pour la prévention du génocide et la responsabilité de protéger et l’Alliance des civilisations des Nations Unies, cette conférence a contribué à renforcer le rôle du dialogue et de la tolérance dans la prévention des discours de haine et la promotion de la cohésion sociale. À travers ces initiatives, le Maroc apporte des réponses constructives et des solutions, tout en offrant des espaces de dialogue sur les questions d’intérêt pour les pays prenant part aux travaux de l’Assemblée générale de l’ONU, a conclu M. Bourita.
Afrique
Le Maroc a par ailleurs profité de sa participation à la 81ème session de l’Assemblée générale pour promouvoir la dynamique de développement en Afrique.
L’Afrique, contrairement aux stéréotypes, n’est ni un continent de conflits ni un foyer de problèmes, mais bien un vaste espace d’opportunités prometteuses, capable d’innover en matière de solutions et d’élaborer des initiatives constructives, avait affirmé, la semaine dernière devant l’Assemblée générale de l’ONU, le ministre des affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita.
Cette vision s’inspire des Hautes orientations de Sa Majesté le Roi Mohammed VI que le Souverain a résumées dans cette formule éloquente «L’Afrique doit faire confiance à l’Afrique», a souligné M. Bourita dans un discours au nom du Maroc au débat général de la 81ème session de l’Assemblée générale.
Le ministre a fait remarquer que le continent africain, malgré ses atouts humains, naturels et culturels, continue de se heurter à un fossé flagrant entre l’ampleur des engagements pris en sa faveur par la communauté internationale et ce qui est réellement mis en œuvre sur le terrain. «La doctrine diplomatique du Royaume du Maroc repose sur la conviction profonde que le continent africain a atteint un stade avancé de maturité qui lui permet d’être un acteur majeur dans l’élaboration des décisions relatives à ses propres enjeux, et un véritable partenaire dans la recherche de solutions aux grands défis auxquels l’humanité tout entière est confrontée», a fait valoir M. Bourita, qui conduit la délégation marocaine à cette session de l’Assemblée générale.
À cet égard, il a réaffirmé la position constante du Royaume quant à la nécessité de mener une réforme globale de l’Organisation des Nations Unies, y compris du Conseil de sécurité, afin d’assurer l’adéquation des organes et des instances de l’Organisation aux mutations géopolitiques actuelles, et de mettre fin à l’injustice historique faite au continent africain, et ce en lui accordant la place qui lui revient et en lui permettant de faire entendre sa voix dans le processus décisionnel international. Le ministre a, en outre, rappelé que le Maroc ne s’est pas contenté de discours théoriques, mais a concrétisé cette vision à travers des initiatives Royales tangibles visant à renforcer l’intégration continentale, au premier rang desquelles figurent l’initiative Royale visant à permettre aux pays du Sahel d’accéder à l’océan Atlantique, l’Initiative des Etats africains de l’Atlantique, ainsi que le projet de Gazoduc Afrique Atlantique.
Cet engagement envers le continent, a-t-il enchaîné, s’est également traduit par d’importants investissements dans les infrastructures régionales, par la mise en place d’une coopération exemplaire dans les domaines de la sécurité alimentaire et de la production d’engrais, des projets d’énergies renouvelables, de la gestion des ressources en eau, et de la santé, ainsi que par la formation des compétences africaines, levier incontournable pour construire un avenir commun et prospère.
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