Art & Culture

Mawazine 2026 : Statia à Salé et Susana Travassos au Chellah

Entre rythmes populaires marocains et sonorités venues d’ailleurs, Mawazine 2026 continue de dévoiler une programmation riche et variée. Fidèle à son ambition de célébrer la diversité musicale, le festival met à l’honneur aussi bien les grandes figures de la scène nationale que des artistes internationaux aux univers singuliers. Focus sur deux rendez-vous attendus à Salé et au Chellah.

Statia sur la scène de Salé le 21 juin

Le festival Mawazine poursuit sa célébration de la chanson populaire marocaine avec Statia, attendue sur la scène de Salé le 21 juin 2026. Figure féminine incontournable du chaâbi marocain, l’artiste apportera à cette soirée toute l’énergie d’un répertoire populaire, festif et profondément ancré dans l’imaginaire musical national.

Originaire de Settat, Statia s’est imposée grâce à un style direct, une présence scénique généreuse et une proximité évidente avec le public. Son premier succès, Hbibi Zahouani, lui a ouvert les portes d’un parcours marqué par plusieurs titres appréciés des amateurs de chaâbi, parmi lesquels Wlah Ma Nesmahlou, Bye Bye A Mon Amour, Awdi Arbi Selala, Uli Ainik et Lafu Al Gnawia.

Sur la scène de Salé, l’artiste promet un moment de fête populaire porté par le rythme, la voix et l’esprit de la nayda marocaine.

Susana Travassos & JOAO Frade  au Chellah le 23 juin

Mawazine 2026 ouvre une parenthèse de finesse et de voyage avec Susana Travassos, attendue au Chellah, le 23 juin. Dans l’atmosphère singulière de ce lieu chargé d’histoire, la chanteuse portugaise proposera un moment musical délicat, entre mémoire lusophone, influences latino-américaines, couleurs brésiliennes et sensibilité jazz.

Née en Algarve, Susana Travassos s’est imposée comme l’une des voix portugaises les plus singulières de sa génération. Chanteuse et autrice-compositrice, elle a construit son parcours entre le Portugal, le Brésil, l’Espagne, l’Amérique latine et d’autres scènes internationales, en développant une écriture musicale où dialoguent le fado, la musique populaire brésilienne, le tango, les répertoires latino-américains et le jazz. Après un premier album consacré à l’univers d’Elis Regina, puis des projets comme Tejo-Tietê et Pássaro Palavra, elle poursuit une trajectoire marquée par l’élégance, la profondeur de l’interprétation et une capacité rare à créer des passerelles entre les cultures.

 

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