Aérien et maritime tirent la croissance en 2025
Les indicateurs du transport affichent en 2025 une trajectoire exceptionnellement soutenue, traduisant l’intensification des échanges, la montée en gamme des infrastructures et l’élargissement des flux internationaux. Les segments aérien, maritime et logistique convergent vers un même constat : celui d’un secteur désormais structurant pour la croissance et l’attractivité économiques.
L’année 2025 marque un tournant décisif pour le secteur des transports, dont la vitalité témoigne d’une économie en pleine expansion. Selon les dernières analyses de la Direction des études et des prévisions financières (DEPF), l’activité a atteint des sommets inédits, portés par une synergie entre les flux aériens et maritimes, consolidant ainsi la position stratégique du pays sur l’échiquier logistique international.
L’espace aérien a connu une effervescence sans précédent, avec un volume de passagers frôlant le seuil symbolique des 36,4 millions de voyageurs. Cette performance remarquable, se traduisant par une progression de 11,2 % par rapport à l’année précédente, s’inscrit dans le sillage d’un raffermissement déjà substantiel de 21 % observé au terme de l’exercice précédent. Le segment international, véritable moteur de cette dynamique, a bénéficié d’une croissance diversifiée : si le vieux continent demeure un partenaire prépondérant avec une hausse de 9,9 % par rapport à 2024, ce sont les liaisons avec les Amériques (+24,9 %) et l’Orient (+16,4 %) qui affichent les trajectoires les plus vigoureuses. Parallèlement, le réseau domestique n’est pas en reste, affichant une hausse de 13,9 %, tandis que le fret aérien, baromètre de la réactivité commerciale, a progressé de 5,3 %.
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Sur le front maritime, l’activité portuaire pilotée par l’Agence Nationale des Ports (ANP) révèle une résilience tout aussi probante. À la fin du mois de novembre 2025, pas moins de 95,6 millions de tonnes de marchandises ont transité par les quais, soit une augmentation de 5,7 % par rapport à 2024.
Ce dynamisme est le fruit d’une corrélation étroite entre l’essor des importations et des exportations, toutes deux en hausse de 4,6 %, ainsi qu’une explosion spectaculaire du cabotage qui bondit de 45,8 %. Le transport maritime de passagers suit cette tendance haussière avec 2,3 millions de voyageurs, mais c’est l’industrie de la croisière qui suscite l’admiration : avec un afflux de plus de 341 000 croisiéristes, ce segment enregistre une envolée de 51 %, signe de l’attractivité croissante des destinations nationales.
In fine, cette effervescence opérationnelle se cristallise dans les agrégats macroéconomiques. La valeur ajoutée du secteur « transport et entreposage » s’est ainsi bonifiée de 3,9 % en moyenne sur les trois premiers trimestres de l’année. Bien que ce rythme marque une certaine normalisation après l’exceptionnelle consolidation de 7,3 % enregistrée l’année passée, la régularité des performances trimestrielles, oscillant entre 3,5 % et 4,3 %, souligne la robustesse d’un secteur qui demeure l’un des piliers de la croissance nationale. Ces chiffres, au-delà de leur dimension purement comptable, dessinent les contours d’une nation en mouvement, dont les infrastructures constituent désormais les artères vitales d’un développement pérenne.

