Economie

La Fondation CDG décerne le Prix Impact Social à trois associations marocaines

La Fondation CDG place l’impact social au cœur de son action en distinguant des initiatives associatives qui contribuent concrètement à l’amélioration des conditions de vie des citoyens. À travers cette démarche, la Fondation réaffirme que l’innovation, la rigueur et la mesure des résultats constituent désormais des leviers essentiels du développement durable au Maroc.

Réunis à Rabat, le jeudi 22 janvier 2026, les acteurs du tiers secteur, des responsables institutionnels, des partenaires de l’écosystème associatif ainsi que des experts nationaux et internationaux ont pris part à la cérémonie de remise du Prix CDG – Impact Social. Cette rencontre visait à renforcer durablement l’efficacité de l’action associative et à promouvoir une culture structurée du pilotage par l’impact.

Trois associations distinguées parmi quinze accompagnées

À l’issue d’un programme intensif consacré à la mesure et à l’évaluation de l’impact social, trois associations ont été désignées lauréates parmi quinze structures accompagnées. La cérémonie a également été marquée par la remise des certificats « Évaluation et mesure d’impact social » à l’ensemble des associations bénéficiaires.

Les lauréats de cette première édition sont : La Fondation Sanady, reconnue d’utilité publique, qui œuvre depuis plus de quinze ans dans la lutte contre l’échec et l’abandon scolaires à travers un dispositif de soutien éducatif combinant remédiation, accompagnement scolaire et activités périscolaires. L’Association Al Intilaka pour le Développement, l’Environnement et la CultureAfourer (AIDECA), implantée dans la région de Béni Mellal-Khénifra, distinguée pour son projet d’autonomisation socio-économique des femmes et des jeunes en situation de vulnérabilité. Et l’Amicale marocaine des handicapés (AMH), récompensée pour son programme IFADA, un incubateur social dédié à l’entrepreneuriat et à l’insertion professionnelle des personnes en situation de handicap.

Au total, 84 organisations avaient soumis leur candidature, dont six associations finalistes ont accédé à la phase finale de cette première édition.

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Mesurer pour transformer

Dans son allocution, la directrice générale de la Fondation CDG, Wafaa Naim El Idrissi, a rappelé la philosophie qui sous-tend cette initiative, soulignant que « piloter son impact social, c’est s’assurer que nos actions apportent un réel changement dans un horizon de long terme ». Elle a insisté sur la nécessité, pour les organisations, de dépasser la seule logique de mise en œuvre de projets afin d’évaluer concrètement les transformations générées au bénéfice des populations.

La responsable a précisé que la Fondation CDG place désormais la finalité d’impact social au centre de l’ensemble de ses interventions, avec pour objectif de « prouver pour convaincre, ajuster pour garder le cap et persévérer afin d’inspirer des modèles utiles à l’intérêt général ».

Dans cette perspective, la Fondation se positionne comme un moteur d’innovation sociale, un catalyseur des dynamiques du tiers secteur et un mobilisateur de savoirs au service de transformations durables. Cette approche repose sur des dispositifs complémentaires d’accompagnement, couvrant les différentes phases de développement des associations, de l’émergence au déploiement, tout en mettant l’accent sur le renforcement du capital humain et la structuration des démarches d’impact.

Dans ce cadre, la directrice générale a annoncé l’extension du campus de formation récemment lancé en partenariat avec l’Université Internationale de Rabat. Après une phase pilote, ce campus entamera prochainement une tournée régionale, avec une première étape prévue à Ouarzazate. Elle a également annoncé le lancement imminent de la première cohorte du parcours certifiant en gouvernance des organisations de l’économie sociale et solidaire, développé avec l’Université Internationale de Rabat et l’Institut marocain des administrateurs.

L’évaluation d’impact, un enjeu de politique publique

La cérémonie a également été marquée par l’intervention du wali, coordinateur national de l’Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH), Mohammed Dardouri, qui a mis en exergue l’importance croissante de l’évaluation d’impact dans la conduite des politiques publiques. Il a rappelé que, depuis le lancement de la troisième phase de l’INDH en 2018, un pôle dédié au suivi, à l’évaluation et à la mesure d’impact a été intégré afin de mieux orienter les interventions publiques.

Selon lui, cette démarche permet « de faire atterrir les politiques publiques là où elles doivent atterrir, en mettant en adéquation l’offre et la demande ». Il a illustré ses propos par l’exemple d’un programme de santé communautaire déployé dans plusieurs régions, ayant contribué à une évolution notable de certains comportements, notamment en matière d’allaitement maternel, dont le taux est passé de 35 % à 45 %.

Au-delà des interventions institutionnelles, la rencontre a été enrichie par un panel consacré au pilotage par l’impact. Les expertes intervenantes ont souligné l’importance d’un cadre méthodologique structuré et rigoureux pour renforcer la crédibilité des associations, améliorer la lisibilité de leurs actions et consolider la confiance de leurs partenaires. Elles ont également insisté sur la nécessité de promouvoir un langage commun autour de l’impact social, afin de limiter les approximations et d’ancrer les pratiques associatives dans des données fiables et vérifiables.

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