L’Économiste

 Réformes fiscales et digitalisation : le FMI salue les efforts du Maroc 

À l’issue de sa dernière mission de consultation, le Fonds Monétaire International (FMI) a rendu un avis très favorable sur la trajectoire budgétaire du Royaume. Entre digitalisation agressive et élargissement de l’assiette, le Maroc s’impose comme un modèle de résilience fiscale dans la région.

Le constat du FMI est clair, le Maroc a franchi un cap. En 2025, les recettes fiscales ont effet atteint le niveau record de 24,6 % du PIB. Cette performance n’est pas le fruit du hasard, mais de la mise en œuvre rigoureuse de la loi-cadre portant réforme de la fiscalité.

L’institution souligne que le pays a réussi à mobiliser plus de 200 milliards de dirhams de recettes annuelles, offrant ainsi une marge de manœuvre précieuse pour financer les grands chantiers sociaux comme la généralisation de l’AMO (Assurance Maladie Obligatoire).

Le FMI a particulièrement souligné deux leviers stratégiques qui ont contribué au succès fiscal du Maroc. Le premier concernant la réforme de la TVA. Le passage progressif vers sa neutralité, ainsi que l’introduction de la retenue à la source, prévue pour s’étendre en juillet 2026, permettent de réduire efficacement l’informel et les défaillances de paiement.

De plus, l’administration fiscale marocaine se distingue par sa modernisation rapide grâce à l’intelligence artificielle. L’utilisation de cette technologie pour le recoupement des données, combinée à la généralisation du télépaiement, a considérablement réduit la fraude et les coûts de gestion.

Cette discipline budgétaire porte ses fruits sur les indicateurs macroéconomiques. Fort de ces avancées, le FMI prévoit pour le Maroc une croissance robuste de 4,8 % pour 2026. Par ailleurs, l’institution note une maîtrise de l’inflation, qui devrait se stabiliser à 2 %, ainsi qu’un déficit budgétaire en réduction continue, consolidant la souveraineté financière du pays.

Toutefois, le FMI encourage le gouvernement à poursuivre ses efforts sur la réforme de l’impôt sur le revenu (IR) afin d’alléger la pression sur la classe moyenne et de stimuler davantage la consommation intérieure.

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