Les prix du pétrole reculent après les annonces de Washington sur le Venezuela
Les prix du pétrole ont reculé en début de semaine, sous l’effet d’annonces émanant de Washington concernant l’avenir des exportations vénézuéliennes, dans un marché déjà marqué par un excès d’offre.
Les marchés pétroliers ont entamé la semaine sous le signe du repli, dans un contexte géopolitique marqué par les signaux envoyés par Washington sur l’avenir des ressources pétrolières du Venezuela. Cette évolution intervient alors que les États-Unis affichent leur intention d’exploiter le potentiel pétrolier vénézuélien à la suite de leur opération militaire ayant conduit à la capture du président Nicolás Maduro, un événement qui reconfigure les équilibres politiques et économiques dans la région, selon l’AFP.
En début de séance lundi, aux alentours de 09H05 GMT, le contrat à terme sur le Brent de la mer du Nord échéance mars évoluait en repli de 1,12 %, s’établissant à 60,07 dollars le baril. Dans le même temps, le baril de West Texas Intermediate, référence américaine pour livraison en février, reculait de 1,22% à 56,62 dollars, selon l’AFP. Cette détente des prix traduit une anticipation accrue d’un retour progressif du pétrole vénézuélien sur les marchés internationaux, après des années de contraintes liées aux sanctions.
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Dans ce contexte, Delcy Rodríguez, désignée dirigeante par intérim à l’issue de l’opération menée samedi, a affiché sa disposition à coopérer avec Washington. Une posture qui, selon les analystes, réduit sensiblement le risque d’un embargo durable sur les exportations de brut du pays.
Selon la même source, Bjarne Schieldrop, analyste chez SEB, estime ainsi que « cela réduit le risque d’un embargo prolongé sur les exportations de pétrole vénézuélien, qui pourrait bientôt circuler librement hors du Venezuela ».
Toutefois, l’impact de ces annonces sur les marchés reste mesuré. Dans un environnement déjà caractérisé par une offre mondiale supérieure à la demande, l’arrivée potentielle de nouveaux barils accentue la pression à la baisse sur les cours, sans provoquer de choc majeur.
Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management, relève que l’effet demeure « limité », malgré l’importance symbolique du retour du Venezuela sur la scène pétrolière. Il convient de rappeler que le pays dispose des plus importantes réserves prouvées de pétrole brut au monde. Néanmoins, sa production reste faible, autour d’un million de barils par jour avant le mois de décembre.

