Vers une alliance stratégique Sud-Sud fondée sur la souveraineté et la coopération économique
À la croisée de l’Afrique et de l’Amérique latine, le Maroc et le Brésil renforcent une alliance Sud-Sud fondée sur la souveraineté, le pragmatisme diplomatique et des intérêts économiques convergents, dans un contexte mondial en profonde recomposition.
À l’horizon 2026, le Maroc et le Brésil apparaissent déterminés à inscrire leurs relations bilatérales dans une dynamique durable de coopération Sud-Sud, fondée sur la complémentarité stratégique, la confiance politique et l’intensification des échanges économiques, humains et diplomatiques. Cette orientation, analysée par le média brésilien Jornal Tribuna, souligne une convergence de visions entre les deux nations dans un contexte international marqué par l’instabilité, la montée des rivalités et la redéfinition des équilibres de puissance.
Selon l’analyse du Jornal Tribuna, publié le 2 janvier 2026, le Maroc et le Brésil se positionnent chacun comme des pôles structurants sur leurs continents respectifs, l’Afrique et l’Amérique latine. Cette posture s’inscrit dans un environnement mondial caractérisé par l’élargissement des zones de conflit, l’intensification de la concurrence pour les ressources énergétiques et naturelles, ainsi que par la nécessité pour les États émergents de bâtir des alliances géostratégiques capables de garantir leur sécurité et leur stabilité socio-économique.
Le journal brésilien relève que le Brésil, sous la présidence de Luiz Inácio Lula da Silva, s’est progressivement repositionné comme un modèle de développement socio-économique en Amérique du Sud, rompant avec l’isolement et les tensions qui avaient marqué la période précédente.
De son côté, le Maroc s’est distingué, depuis l’accession de Sa Majesté le Roi Mohammed VI au Trône en 1999, par une vision stratégique qui a permis au Royaume de s’imposer comme un acteur de référence sur le plan régional et continental. Cette trajectoire marocaine repose, selon Jornal Tribuna, sur une lecture lucide des mutations géopolitiques et sur une capacité d’anticipation des répercussions sécuritaires, économiques et politiques à l’échelle internationale.
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L’analyse met en lumière une différence notable entre les deux pays dans leurs approches diplomatiques. Là où le Brésil privilégie des positionnements circonstanciels fondés sur des intérêts mutuels avec les grandes puissances, notamment les États-Unis, la Chine et la Russie, le Maroc adopte une diplomatie multidimensionnelle structurée autour du respect de l’intégrité territoriale et de la défense constante de sa souveraineté nationale. Cette ligne directrice confère à la politique étrangère marocaine une cohérence qui renforce sa crédibilité auprès de partenaires variés.
La question du Sahara marocain occupe une place centrale dans cette lecture géopolitique. Jornal Tribuna souligne que les positions internationales sur ce dossier structurent les stratégies de nombreux pays d’Amérique latine, d’Afrique et d’Europe, dans un équilibre délicat entre indépendance diplomatique, pressions extérieures et rivalités régionales.
Dans ce contexte, le Maroc et le Brésil apparaissent comme des acteurs capables de contribuer à la stabilité régionale à travers une approche fondée sur le dialogue, la médiation et la recherche de solutions équilibrées.
Le média brésilien insiste également sur la convergence des priorités stratégiques entre le Maroc et le Brésil à l’horizon 2026. Les deux pays partagent une vision de la souveraineté qui s’accompagne d’une ouverture maîtrisée à des partenariats multiples.
Sur le plan économique, Jornal Tribuna met en avant le rôle croissant des provinces du sud du Royaume dans cette stratégie globale. Le développement des infrastructures, l’ouverture de consulats, les investissements dans l’hydrogène vert et la montée en puissance du port atlantique de Dakhla illustrent une dynamique d’intégration territoriale et économique qui renforce la position du Maroc sur l’axe atlantique africain. L’Initiative Atlantique, lancée en faveur des pays du Sahel, s’inscrit dans cette logique en facilitant leur accès à l’océan et en consolidant la coopération régionale.
Le média brésilien souligne que le Maroc poursuit avec constance une politique de diversification de ses partenaires, associant le Brésil, l’Europe, les États-Unis, la Chine et la Russie dans des cadres pragmatiques. Selon Jornal Tribuna, cette approche conforte le rôle du Maroc comme acteur central du dialogue Sud-Sud et comme pilier de stabilité dans un système international en recomposition.

