« Lignes Blanches, Sang Commun »
L’artiste photographe Mohssine Bassit revient avec « Lignes Blanches, Sang Commun», une exposition qui s’inscrit dans le projet Corps de Femmes et qui explore, en collaboration avec la Fondation Ali Zaoua, le football comme langage d’unité et de reconnaissance, à l’occasion de la Coupe d’Afrique des Nations.
À travers une série photographique, l’exposition interroge le football comme un espace de rassemblement, d’émotion collective et d’identité partagée, en plaçant les femmes au cœur de l’imaginaire du football africain.
Des femmes originaires du Maroc, de Tunisie, du Congo, de la Côte d’Ivoire et du Sénégal sont photographiées portant les maillots des équipes nationales africaines. Leurs corps et leurs regards incarnent une Afrique plurielle, consciente de ses différences et unie par une histoire, une mémoire et une énergie communes.
Les « lignes blanches » évoquent celles du terrain de football : elles séparent, structurent et organisent le jeu. Mais dès que le match commence, ces lignes s’effacent symboliquement pour laisser place à ce qui relie : le sang commun, l’émotion partagée, la famille élargie que forme le continent africain.
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« Le football est l’un des rares espaces où l’on ressent immédiatement l’unité du continent. À travers ces femmes, j’ai voulu montrer que cette unité ne se vit pas seulement dans les gradins ou sur le terrain, mais aussi dans les corps, dans la posture, dans la présence. Elles ne représentent pas des pays qui s’opposent, mais une Afrique qui se regarde et se reconnaît », souligne Mohssine Bassit.
Dans « Lignes Blanches, Sang Commun », le maillot dépasse sa fonction sportive pour devenir un symbole d’appartenance, de dignité et de mémoire collective. Le football s’y affirme comme un langage universel, un espace où les femmes ne sont ni spectatrices ni figures secondaires, mais actrices pleines et conscientes du récit collectif.
L’exposition sera présentée à Casablanca au Centre Culturel Les Étoiles de Sidi Moumen, le 17 janvier 2026 à 19h00.
Avec cette exposition, Mohssine Bassit poursuit une démarche artistique engagée, où la photographie devient un outil de narration sociale, révélant le corps féminin africain comme espace de résistance, de transmission et d’avenir.

