Santé

Familles interculturelles : réussir les fêtes malgré des coutumes éloignées


Les fêtes de Noël et du Nouvel an peuvent être éprouvantes. Qu’en est-il des familles qui ne partagent pas les mêmes coutumes, traditions et cultures ?

En cette fin d’année, de nombreuses fêtes religieuses – parfois plutôt vécues comme culturelles – approchent. Noël, Hanukkah, ou encore le Nouvel An chinois sont pour beaucoup de familles synonymes de retrouvailles, de repas partagés tous ensemble, et de cadeaux. Mais comment s’organisent ces moments pour les familles interculturelles, qui ne partagent pas nécessairement les mêmes traditions ? Dans un article publié dans « Psychology Today », le chercheur Geoffrey Greif revient sur les principales difficultés, identifiées au cours de ses recherches, auxquelles les familles peuvent être confrontées. 

Le (terrible) choix de la famille

Savoir avec qui on va passer les fêtes, comment on s’y rend et pour combien de temps, ou encore si l’on dort sur place ou à l’hôtel : voilà autant de questions que sont potentiellement amenés à se poser de nombreuses familles. Mais pour celles qui ne viennent pas du même pays, l’équation se complexifie et peut créer des tensions. Le voyage est par ailleurs fastidieux, et le dépaysement peut être déstabilisant. « Chacun peut également vouloir que ses rituels soient respectés, tout en étant ouverts à la découverte des traditions de l’hôte. L’adaptation peut prendre du temps », explique Geoffrey Greif dans « Psychology Today ».   

La politique des cadeaux et la nourriture

C’est bien connu : la nourriture est intimement liée à la culture et aux traditions de chaque famille. Certaines passent de longues heures à table, quand d’autres n’ont aucun rituel particulier pour les repas. Les menus doivent-ils s’adapter aux régimes particuliers de chacun·e, ou est-ce aux personnes ayant des croyances ou engagements de s’adapter en préparant un plat à part ? Il en va de même pour les cadeaux. Fixe-t-on un nombre limité de présents par personne ? Offre-t-on des cadeaux à tous les membres de la famille ? Offre-t-on des cadeaux tout court ? Une petite enquête s’impose parfois en anticipation des fêtes, pour éviter les faux pas. 

Le niveau d’indépendance

Certains adultes ont tendance à être infantilisés par leurs aînés lorsqu’ils se retrouvent en famille. Ce sont les plus âgés qui décident de tout, pour tout le monde et les générations sont très marquées. Chez certain·es, les liens familiaux sont presque sacralisés, quand chez d’autres, le rapport hiérarchique entre les aînés et les plus jeunes est gommé. L’interaction avec la famille élargie peut aussi se révéler complexe, si les unions interethniques ne sont pas bien reçues. « De telles inquiétudes peuvent peser sur les célébrations et entraver ce qui, pour de nombreuses familles, a été une période plus simple », affirme Geoffrey Greif toujours au magazine américain.   

Mieux appréhender les réunions de famille

Le chercheur insiste sur l’importance d’adopter une vraie « perspective raciale et culturelle », pour mieux comprendre la belle-famille, tout en prenant en compte nos « propres croyances intériorisées au sujet d’un autre groupe ». Il conseille aussi de ne pas se mettre trop la pression, ne mettant pas trop d’enjeux dans ces quelques jours de fêtes. On ne cherche pas à passer des moments « parfaits », mais plutôt à « se concentrer sur ce qui fonctionne, et non sur les raisons pour lesquelles les choses ne fonctionnent pas ». 

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